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"Politique de la ville" et "Grèce par temps de crise" : les Rendez-vous des Amis du Monde diplomatique

2 soirées : jeudis 10 et 17 décembre

Le jeudi 10 décembre

  • à 20h30 au cinéma Utopia de Toulouse, 24 rue Montardy, projection-débat avec Nicolas Burlaud réalisateur du film "La fête est finie".
  • à 21h00 à la Bourse du Travail, 19 place Saint Sernin, conférence-débat avec le sociologue Jean-Pierre Garnier : "Qui fait la ville et pour qui ?".
La fête 

 

"Le label « Capitale européenne de la culture » fait partie de ces dispositifs qui ont tendance à susciter l’unanimité : création d’emploi, prestige accru de la ville, investissements, grands travaux, stimulation du tourisme… autant d’arguments imparables pour mettre tout le monde d’accord. Nicolas Burlaud a choisi justement de s’intéresser au processus visant à créer cette impression d’unanimité. Plus que la ville, plus que la fête, le documentariste filme une mise en scène. Cette idée pertinente va ainsi nourrir un regard qui vise avant tout autre chose à repolitiser la question de la ville comme espace de lutte, dans lequel une culture cherche purement et simplement à effacer les traces de celles qui l’ont précédée.
« Reconquête », « machine de guerre », ces termes que l’on entend désormais si souvent, se voient ainsi suivis de cette pertinente question : contre qui ? Ces termes évoquent effectivement le combat de deux cultures, celle issue de l’histoire de la ville, contre celle qui permettrait à Marseille de « briller à l’international ». Tandis que les derniers reliquats de l’héritage conflictuel de la ville sont méthodiquement effacés pour laisser place à de grandes esplanades et des immeubles de bureaux, on organise des défilés en costumes pour célébrer un passé industriel révolu.
Au-delà d’une simple démonstration alimentant une position militante, le film s’attache à restituer les questions qui auraient dû se poser, et qui ont été étouffées sous la mise en scène d’une unanimité factice. À l’ère de la prolifération des images dédiées à la communication, filmer ce qui est rendu invisible est une démarche nécessaire."

Le jeudi 17 décembre,

au cinéma ABC, 13 rue Saint Bernard, projection-débat accompagnée de lecture de poèmes et de chants grecs avec Anastasia Politi autour du film "Voyage en Grèce par temps de crise".

Grèce
 
Anastasia Politi est comédienne et metteur en scène du projet "Grèce résistante" de la compagnie Erinna.

"Ce programme de 7 courts-métrages est une déclaration d'amour-soutien aux créateurs grecs qui, par le biais de la fiction, s'expriment sur les conséquences de la crise avec une liberté de ton et des choix de réalisation qui forment un programme de films complet et essentiel pour comprendre le point de vue de ces réalisateurs et citoyens.
De nombreux médias, journalistes ou documentaristes ont donné leur point de vue sur la crise qui touche la Grèce depuis quelques années. Parallèlement, ces réalisateurs vivant cette crise douloureuse ont choisi de montrer comment le peuple grec subissait ce profond malaise qui touche tout le pays. Chacun de ces courts-métrages est une œuvre de qualité mais l'ensemble du programme fait sens. Ces quelques regards s'imposent comme un véritable outil pour ouvrir le débat sur la situation de la Grèce aujourd'hui et la position de l'Europe.
Ces courts-métrages ont été sélectionnés dans de nombreux festivals européens et internationaux:

  • Casus Belli de Georgios Zois
  • Générateur de Nikoleta Leousi
  • Le Christ s’est arrêté à Gyzi de Amerissa Basta
  • La crise grecque expliquée de Nomint Motion Design
  • 45 degrés de Georgis Grigorakis
  • Ça finira par s’arranger de Thanos Psichogios
  • Course contre la montre de Dimitra Nikolopoulou

Enfin, réfléchissez à l'indépendance de la presse avec l'article de Serge Halimi : "Faire sauter le verrou médiatique".

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