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PROCES AZF, UN VERDICT INCOMPREHENSIBLE !

La deuxième catastrophe d’AZF

 

 

Pendant 1 H 45 le Tribunal dans ses attendus a requis tous les arguments que notamment la CGT  avait exposé, comme celui, central de l’Organisation du travail, de cette sous- traitance qui conduit à la perte de la maîtrise de l’outil.

 

Le Président a accusé TOTAL :

  • De fautes organisationnelles
  • De manquement à ses obligations en matière de sécurité dans le cadre du classement SEVESO 2 seuil haut
  • De tromperie de la part des experts de TOTAL sur les essais en laboratoire (quantités de produits insuffisantes pour reproduire l’explosion)
  • D’ impossibilité de l’Exploitant à justifier son incapacité de maîtrise des risques.

 

Dans ce contexte, TOTAL connaissant les causes de l’explosion dès le 22 septembre 2001 met en place une commission d’enquête interne (CEI), dans le seul but de cacher les éléments de preuve. C’est d’ailleurs ce que confirme le Tribunal lorsqu’il note le refus de la CEI de collaborer avec le Procureur de la République et la police judiciaire.

 

Malgré tous ces éléments accablants, le Tribunal a conclu de façon surprenante. Il prononce la relaxe au bénéfice du doute.

 

Nous exigeons que le Parquet fasse appel de cette relaxe. La plus grande catastrophe industrielle ne peut rester sans conséquences. Plusieurs enseignements à chaud peuvent être tirés :

 

  • L’absence de sanction pénale va conduire à la poursuite de la même politique et demain un autre AZF se produira
  • En laissant TOTAL plusieurs jours agir à sa guise sur la scène du crime, incontestablement celui-ci n’a pas perdu son temps, TOTAL avait toujours un temps d’avance sur l’enquête judiciaire, les juges eux même l’ont reconnu.
  • Les moyens exorbitants de TOTAL avec ses experts, ses cabinets d’avocats rassemblant plus de 70 personnes à temps plein sur cette affaire n’ont pas conduit à une égalité de moyen vis-à-vis des victimes.

 

C’est un encouragement pour le patronat à poursuivre dans la voie de la  déréglementation et de la désorganisation du travail, la sous traitance et la précarité.

 

Les victimes sont choquées et indignées, la CGT les assure de son soutien et ne baissera pas les bras.