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DEFENDONS LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION

CONTRE L’OFFENSIVE LIBERALE !

Le mot d’austérité est prégnant dans la société, aussi bien dans le discours ambiant gouvernemental, que dans les établissements scolaires. A coups de matraquage médiatique, on tente de nous faire croire que la dette est inéluctable et que nous en serions responsables : « trop de fonctionnaires, trop de malades, nous sommes au bord du gouffre, c’est la catastrophe, trop pour l’école, la santé, on vit au dessus de nos moyens etc.. », sans expliquer comment a été créée cette dette (cadeaux fiscaux, renflouage des banques) et comment les marchés financiers se gavent de cette dette.

Nos autorités administratives à l’échelle des établissements et des rectorats ajoutent au terme d’austérité celui d’ « optimiser » qu’ils couplent en général avec « mutualiser ». Au moment des votes des budgets dans les établissements, c’est la même rengaine : « Mais oui, on peut faire mieux avec moins et si vous n’y arrivez pas c’est que vous ne savez pas faire… » A toutes les échelles, le libéralisme se diffuse : l’autonomie renforcée par les réformes (bac pro, lycée…) aboutit à la mise en concurrence des équipes, des enseignants, des élèves... Dans les établissements scolaires, les budgets en baisse, la suppression des fonds sociaux, l’obligation de la validation des projets par les conseils pédagogiques, la recherche de financements par les enseignants, tout cela participe à distiller petit à petit le libéralisme dans nos pratiques elles mêmes.

C’est au final le désengagement de l’Etat qui ne considère son école que comme un « coût », une dépense à réduire pour satisfaire au diktat des marchés financiers, au lieu d’y voir un investissement pour l’avenir. Ce désengagement de l’Etat se poursuit établissement par établissement, par la mise en place par exemple de sections d’apprentissage à la place de sections en formation initiale. D’autres projets sont dans les cartons comme « l’alternance pour les élèves de terminale en LP » annoncée par Sarkozy récemment.

Le MEDEF et l’UMP y vont eux aussi de leur couplet avec des projets dans la droite ligne gouvernementale. Les dégâts de cette politique s’avèrent dramatiques : la souffrance au travail et l’ exclusion scolaire grandissent. (Cette année, dans l’académie, 1000 jeunes de moins de 16 ans ont quitté le système scolaire pour aller en pré-apprentissage, dont les 2/3 en Haute Garonne). Le dernier projet en date sur l’évaluation, en renforçant le pouvoir du chef d’établissement, est un nouveau pas vers un managering d’une école de la concurrence. Par ailleurs, la carte des 14 000 suppressions de postes a été publiée. Dans l’académie, ce sont près de 300 postes qui seraient supprimés ! Encore une nouvelle saignée pour l’éducation nationale alors que les effectifs élèves augmentent ! Après la journée du 15 décembre de grève et de manifestations, qui fait suite à celle du 27 septembre 2011, il est urgent d'amplifier la mobilisation d'ensemble dans l'Éducation nationale. Souhaitons-nous, malgré tout, que l'année 2012 soit bonne et heureuse !

Tag(s) : #Vie syndicale et elections professionnelles